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Communiqué Assemblée générale annuelle des Éleveurs de volailles du Québec 2009 Les enjeux commerciaux à l’avant-plan ! DRUMMONDVILLE, le 15 avril 2009 – « Nous sommes des producteurs agricoles, des éleveurs de volailles, nous vivons de la production d’aliments. Pour nous, les enjeux commerciaux sont à l’avant-plan. » C’est ainsi que le président des Éleveurs de volailles du Québec (ÉVQ), M. Martin Dufresne, a débuté son message devant les quelque 400 producteurs et intervenants de l’industrie avicole québécoise présents à l’assemblée générale annuelle qui s’est tenue à Drummondville aujourd’hui. D’emblée, M. Dufresne a signalé que malgré la forte hausse des coûts de l’alimentation du bétail, les éleveurs de poulet et de dindon du Québec ont maintenu leurs parts de marché. Il a cependant tenu à préciser que, dans les circonstances, les ÉVQ ont opté pour une approche de croissance conservatrice. « L’objectif était de continuer à approvisionner les marchés tout en permettant à l’industrie de récupérer l’augmentation des prix aux producteurs et de dégager des marges suffisantes », a expliqué M. Dufresne. Au plan du commerce international, les ÉVQ continuent par ailleurs d’être très préoccupés. D’abord, les négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève ne sont pas finies et les tenants de la libéralisation des marchés mondiaux, dont celui des produits agricoles, souhaitent la signature d’un accord en 2009. « L’année 2008 a été un indicateur de ce qui nous attend en 2009. En tant qu’éleveurs de volailles, par l’entremise des organisations québécoise et canadienne pour la défense de la gestion de l’offre, nous demeurerons assurément mobilisés et sur un pied d’alerte car la menace d’une réduction tarifaire est bien réelle et fortement préjudiciable pour notre système de mise en marché », a affirmé le président des ÉVQ. De passage à l’assemblée générale annuelle des ÉVQ, le ministre d’État à l’Agriculture et député conservateur de Jonquière-Alma, M. Jean-Pierre Blackburn, a été interpellé sur divers dossiers de juridiction fédérale. En ce qui a trait aux négociations de l’OMC, les Éleveurs de volailles du Québec ont clairement manifesté leurs attentes envers le gouvernement canadien afin qu’il maintienne intacts les acquis de la gestion de l’offre aux plans de l’accès aux marchés et des droits tarifaires tels que stipulés dans l’accord actuellement en vigueur. Le ministre Blackburn a également été invité à exposer les intentions de son gouvernement dans le cadre de trois autres dossiers. En matière d’étiquetage, les ÉVQ sont d’avis qu’il est primordial d’indiquer l’origine des produits alimentaires pour que les consommateurs puissent faire des choix et favoriser les aliments canadiens. Dans ce contexte, les éleveurs demandent de rendre obligatoire l’identification de l’origine des produits alimentaires. En ce qui touche le Programme d’importation pour réexportation, les éleveurs de volailles ont manifesté de vives inquiétudes par rapport à l’augmentation des volumes importés qui ont connu une croissance annuelle moyenne de 25 % depuis 2000. M. Martin Dufresne se questionne sur l’étanchéité du Programme et le marché domestique canadien. « Nous souhaitons que cette croissance ne soit pas une façon détournée d’importer du poulet sur le marché canadien au-delà du contingent tarifaire. C’est pourquoi nous voulons que le gouvernement canadien mette en place des mécanismes de surveillance transparents et vérifiables par l’industrie canadienne afin d’assurer la réexportation entière des volumes de poulet qui circulent dans le cadre du Programme d’importation pour réexportation. » Le dossier du contrôle des maladies avicoles a aussi été abordé. Sur cet aspect, tant le gouvernement québécois que canadien ont été sollicités. Devant l’évolution récente du virus de l’influenza aviaire dans le monde et tout près de chez nous, dans l’Ouest canadien, la nécessité d’un engagement ferme des partenaires de l’industrie et des instances gouvernementales est indispensable pour contrôler une éventuelle situation de crise. Sur cet enjeu, le président des ÉVQ a été sans équivoque « Il ne faut surtout pas attendre d’être devant le fait accompli. C’est en amont des urgences qu’il faut se préparer. Les enjeux économiques et sociaux sont trop importants. Il faut se préparer maintenant. Dans ce dossier, nous souhaitons que les gouvernements du Canada et du Québec se commettent financièrement, et ce, pour les cinq prochaines années. Pour le bien de l’industrie avicole québécoise et des finances publiques. » Plusieurs autres sujets étaient également à l’ordre du jour. Outre les enjeux économiques, ceux liés à la relève, l’environnement et la salubrité à la ferme ont aussi fait partie des échanges. « Nous avons eu une année 2008 chargée, mais toute à la fois positive lorsqu’on en trace un bilan global. L’année 2009 devrait se profiler en continuum, car nous tablerons sur nos avancées et nous continuerons d’agir pour que la production avicole du Québec demeure toute aussi dynamique, et ce, en concertation avec tous nos partenaires », a conclu M. Martin Dufresne. Les ÉVQ ont également accueilli à leur assemblée générale annuelle le premier vice-président de l’UPA, M. Pierre Lemieux, ainsi que M. Daniel-Mercier Gouin, économiste et vice-président du Groupe AGÉCO, qui a prononcé une conférence intitulée Analyse comparée de la performance des systèmes de régulation du secteur du poulet. Les Éleveurs de volailles du Québec totalisent 850 éleveurs de poulet et de dindon. En 2008, ils comptaient 786 producteurs de poulet, dont la part de marché canadienne était de 27,1 %, générant des recettes à la ferme de près de 550 millions de dollars par année. Les 137 éleveurs de dindon québécois, quant à eux, généraient des revenus à la ferme de plus 70 millions de dollars par année et produisaient environ 22,2 % de la production canadienne. Depuis 2004, rappelons que le poulet est la viande la plus consommée au Canada. Les Canadiens consomment en moyenne 31,7 kilogrammes de poulet par année. - 30 - Source et information : Marylène Jutras Agente de communication 450 679-0540, poste 8245 |
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