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Communiqué Assemblée générale annuelle des Éleveurs de volailles du Québec Un bilan positif mais… Sherbrooke, le 16 avril 2008 – « Nous traçons un bilan positif de l’année 2007. Toutefois, nous sommes toujours confrontés à de sérieux enjeux dont le maintien de la gestion de l’offre et une augmentation sans précédent du coût des intrants. » C’est en ces termes que le président des Éleveurs de volailles du Québec (ÉVQ), M. Martin Dufresne, s’est adressé aux 400 producteurs et intervenants de l’industrie avicole québécoise dans le cadre de l’assemblée générale annuelle qui s’est tenue à Sherbrooke aujourd’hui. En effet, les négociations à l’OMC se poursuivent intensément et demeurent une source d’inquiétudes pour les productions agricoles sous gestion de l’offre dont les éleveurs de volailles. « Les scénarios évoqués par les grands penseurs de l’OMC sont bien loin de la position canadienne qui s’oppose à toute réduction des tarifs douaniers et à toute augmentation des importations des produits de volaille », d’expliquer M. Dufresne. Une entente à l’OMC n’est pas écartée d’ici la fin de l’année 2008. C’est donc dans ce contexte que les Éleveurs de volailles du Québec, le gouvernement québécois, la Coalition GO5 ainsi que tous les alliés adhérant au concept de souveraineté alimentaire, continuent de suivre le dossier de jour en jour. En fonction des développements, ils n’hésiteront pas à exiger du gouvernement canadien qu’il pose les gestes nécessaires afin de maintenir intacte la gestion de l’offre. « Nous allons de plus surveiller de près la montée rapide du coût des intrants céréaliers. Des impacts évidents sont à prévoir, dont l’augmentation du coût du panier d’épicerie. Quelle influence aura cette situation par rapport à notre positionnement sur le marché de la viande? Nous ne le savons pas à ce moment-ci », de questionner M. Martin Dufresne. Le président des ÉVQ a tout de même tenu à déplorer les contrecoups qui se font déjà sentir dans les pays les plus pauvres du globe. Rappelons que cette flambée des prix est principalement due à une hausse de la demande par rapport à la capacité de production de certaines denrées agricoles. Cette nouvelle conjoncture se joue sur l’échiquier mondial en raison de la croissance démographique, du fait que des pays comme l’Inde et la Chine ont grandement accru leur pouvoir d’achat et aussi à cause de la demande pour les biocarburants. Dans un autre ordre d’idées, M. Martin Dufresne a tenu à soulever des inquiétudes sur la recommandation du rapport de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois portant sur le système de mise en marché. Un des éléments de la recommandation suggère que le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) définisse les lieux de vente des produits agricoles associés « aux circuits courts » de commercialisation. « Il est clair que cette orientation générerait rapidement le chaos dans le marché de la volaille du Québec, et ce, en minant les fondements même de la Loi dont l’objectif premier est d’assurer une mise en marché efficace et ordonnée des produits agricoles entre les producteurs et les acheteurs », d’expliquer M. Dufresne. Le président des Éleveurs de volailles du Québec a terminé son discours en exposant les priorités sur la table de travail pour l’année 2008. « Premièrement, nous allons maintenir une position ferme dans le cadre des négociations à l’OMC. Nous serons aussi passablement occupés par le dossier du renouvellement de notre convention de mise en marché, dont un des points principaux est d’obtenir une plus grande flexibilité de la répartition des abattages. Nous verrons de plus à nous assurer que la nouvelle mouture du Règlement sur les exploitations agricoles (REA) nous permette de continuer l’entreposage de notre fumier en amas au champ. Nous allons également poursuivre nos actions préventives au sein de l’Équipe québécoise de contrôle des maladies aviaires (ÉQCMA) et continuer de soutenir les éleveurs pour l’implantation des programmes de salubrité à la ferme. Trois visiteurs de marque ont participé à l’assemblée générale annuelle des ÉVQ, soit le ministre québécois de l’Agriculture, M. Laurent Lessard, l’honorable Christian Paradis, député de Mégantic-l’Érable et secrétaire d’État canadien à l’agriculture ainsi que le nouveau premier vice-président de l’UPA, M. Pierre Lemieux. Ces intervenants élus des deux paliers de gouvernement et du monde agricole ont tour à tour abordé différents enjeux portant, dont l’OMC, la gestion de l’offre, la souveraineté alimentaire, l’environnement, la mise en marché, le contingent tarifaire et l’indemnisation des producteurs de volailles advenant l’élimination des troupeaux en cas d’influenza aviaire. Les Éleveurs de volailles du Québec regroupent 821 éleveurs de poulet et de dindon. En 2007, ils comptaient 760 producteurs de poulet, dont la part de marché canadienne était de 27,1 %, générant des recettes à la ferme de près de 410 millions de dollars par année. Les 134 éleveurs de dindon québécois, quant à eux, généraient des revenus à la ferme de plus 56 millions de dollars par année et produisaient environ 22,1 % de la production canadienne. Depuis 2004, rappelons que le poulet est la viande la plus consommée au Canada. Les Québécois consomment en moyenne 32 kilogrammes de poulet par année. - 30 - Source et information : Marylène Jutras Agente de communication (450) 679-0540, poste 8245 |
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2007 Les Éleveurs de volailles du Québec. Tous droits réservés |
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