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Communiqué La biosécurité et les négociations à l'OMC sont au coeur des préoccupations des producteurs de volailles du Québec LAVAL, LE 19 AVRIL 2006 – L’application rigoureuse des mesures de biosécurité visant à minimiser les risques de maladies dans le cheptel québécois et les négociations à l’OMC qui menacent le système de gestion de l’offre des productions canadiennes de poulet, de dindon, de lait, d’œufs de consommation et d’incubation, continuent de préoccuper les éleveurs de volailles du Québec, réunis aujourd’hui à Laval dans le cadre de l’Assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs de volailles du Québec (FPVQ). Pour le président de la Fédération, M. Yves Baril, « si le virus de la grippe aviaire constitue une préoccupation pour la santé du cheptel québécois, les négociations en cours à l’OMC menacent, quant à elles, l’avenir économique de la production et de l’industrie avicole québécoise et canadienne. Dans les deux dossiers, plusieurs actions sont prévues au cours des prochaines semaines afin de bien défendre les intérêts des éleveurs et de l’industrie avicole en général », d’ajouter M. Baril. Biosécurité : Une préoccupation quotidienne Depuis longtemps, les éleveurs de poulet et de dindon du Québec appliquent sur leurs fermes des mesures de biosécurité afin de minimiser les risques de maladies de toutes sortes. La menace entourant le virus de la grippe aviaire n’a fait qu’accroître la sensibilité et la rigueur des éleveurs à l’égard de la biosécurité qui demeure le meilleur outil pour préserver la santé des volailles. « Depuis deux ans, nous avons intensifié la formation, le suivi et le soutien technique auprès de nos éleveurs en matière de salubrité et de biosécurité à la ferme », d’ajouter le président de la Fédération. Les producteurs de volailles et l’ensemble des intervenants de la filière avicole québécoise se sont dotés d’un plan de mesures d’urgence qui vise à accroître l’efficacité des interventions en situation d’urgence et à minimiser les conséquences qu’un éventuel cas de grippe aviaire pourrait avoir au Québec. Préserver la gestion de l’offre à l’OMC Depuis plus de 35 ans, les 14 612 producteurs de poulet, dindon, de lait, d’œufs de consommation et d’incubation du Québec évoluent dans un système de gestion de l’offre qui leur permet d’approvisionner efficacement le marché canadien avec des produits de qualité, à prix abordables, et de recevoir un juste prix du marché sans l’aide de subventions gouvernementales. Malheureusement, ce système est menacé par les négociations sur l’agriculture qui se tiennent à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). En effet, les modalités de l’accord de l’OMC pourraient être établies d’ici la fin de l’été 2006; les prochaines semaines pourraient donc être cruciales pour les productions canadiennes sous gestion de l’offre. Pour le président de la Fédération, « le Canada doit s’assurer que le nouvel accord de l’OMC n’exige aucune réduction des tarifs hors contingents, n’augmente pas l’accès aux importations de produits laitiers, de volailles et d’œufs et permette aux éleveurs d’obtenir pour leurs produits un juste prix du marché. Si ces conditions ne sont pas maintenues au terme de la négociation, les productions de volailles, d’œufs et de lait du Canada pourraient connaître le même sort que le secteur du textile et disparaître au profit des pays étrangers qui pourraient inonder le marché canadien ». Les députés de l’Assemblée nationale du Québec et de la Chambre de communes du Canada ont adopté des motions unanimes pour le maintien de la gestion de l’offre dans le cadre des présentes négociations à l’OMC. Encore récemment, le ministre fédéral de l’Agriculture, M. Chuck Strahl, a réitéré son appui à l’égard de la gestion de l’offre. Cependant, la tendance pour la libéralisation des échanges commerciaux à l’échelle internationale exerce une pression importante sur des systèmes comme celui de la gestion de l’offre. Le Canada devra donc maintenir une position forte à la table de négociation à l’OMC. Au Québec, les productions laitière, de volailles et d’œufs génèrent plus de deux milliards de dollars de revenus à la ferme (soit environ 40 % des recettes agricoles totales de la province) et emploient, directement et indirectement, plus de 62 000 personnes. Une coalition regroupant plus de 30 000 membres provenant de tous les secteurs de la société québécoise appuie le maintien de la gestion de l’offre. Pour en savoir plus sur les négociations à l’OMC et la gestion de l’offre, vous pouvez visiter le site www.go5quebec.org. La Fédération des producteurs de volailles du Québec compte près de 800 éleveurs de poulet et de dindon répartis dans 11 régions au Québec. - 30 - Information : Bernard More (450) 679-0540, poste 8726 |
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